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Something, Nothing, Anything  

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Exposition du 21 au 29 avril 2010 Vernissage le mercredi 21 avril à partir de 18h

La 3ème Porte Bleue, 24 place Sainte Marthe, 75010 Paris (ouvert du lundi au dimanche, de 13h à 20h)

Contact :snaexposition2009@ gmail.com Tel : 06 28 27 34 48

Entrée gratuite

 

  ANN Guillaume, Bertrand Planes, Ivan Argote, Jean-Benoît Lallemant, Nikolas Fouré, Pauline Bastard, Gyu-seok Yeon, Vlad&Alina Turco 

 

   Dans les années quatre-vingt- dix, de nombreux débats ont été lancés contre l’art contemporain par des intellectuels comme Jean-Philippe Domecq, Jean Clair, Marc Fumaroli, Jean Baudrillard, etc. Lorsque l’art contemporain ne sert pas les intérêts esthétiques du grand public, il fait croire à la valeur transcendante de sa création. D’ailleurs, l’Etat français s’engage vivement dans le développement de l’art contemporain avec une vision utopique du modernisme. Dans son ouvrage intitulé La crise de l’art contemporain, publié en 1997, Yves Michaud témoigne de cette inquiétude en transcrivant une liste d’expressions illustrant un virulent rejet : « l’art contemporain est nul, il est officiel, il est truqué, il témoigne d’une histoire épuisée etc. ». La même année, la sociologue Nathalie Heinich publia plusieurs études relevant des réactions de rejet ou d’incrédulité de la part du grand public face aux œuvres d’art contemporaine.

   L’exposition Something, Nothing, Anything s’intéresse à cette circonstance polémique ; l’art contemporain est un espace où s’affrontent les opinions et les jugements vis-à-vis des œuvres exposées. Nous présentons ici plusieurs œuvres/objets destinés au jugement des regardeurs. La plupart des œuvres ont été spécifiquement créées pour l’exposition par de jeunes artistes ayant une réflexion pertinente sur l’art contemporain et sa réception : l’artiste ANN Guillaume s’interroge sur la limite entre l’œuvre et le matériel à travers quelques objets produits accidentellement pendant la création de ses œuvres. Bertrand Planes expose l’œuvre Balai composée de quelques objets quotidiens. Ivan Argote présente un montage de vidéo illustrant une situation comique dans une galerie d’art. Encyclopedia of Contemprary Art in the World de l’artiste Jean-Benoît Lallemant propose une vision internationale de la notion d’art contemporain. Nikolas Fouré s’intéresse particulièrement à la valeur et à la qualité artistique dans son propre travail intitulé Geometric Foam. Pauline Bastard transforme la banalité en art à travers une procédure artistique duchampienne. Yeon Guy-seok présente quelques fragments de monuments historiques et les exposent en tant qu’œuvres d’art. Enfin, le couple d’artistes Vlad&AlinaTurco s’interroge sur la valeur marchande dans l’art avec un billet de 50euros destiné à la vente.

   Cette exposition encourage finalement l’ambiguïté artistique en présentant plusieurs œuvres relevant de la banalité, de l’insignifiance, de la simplicité, de l’extravagance, de l’inutilité, de l’absurdité, de l’aspect comique (etc.) et s’intéresse aux réactions du public plutôt qu’aux œuvres. Dans cette exposition, nous respectons et invitons tous les types de critiques (krino : trier, choisir, faire un choix et prendre une décision) et de jugements (art/non-art, œuvre/déchet, intéressant/indifférent, indigent/excellent, beau/laid, bien/mal, etc.). Something, nothing ou anything, c’est à vous de juger ou d’interpréter. L’expérience esthétique sera désormais le fruit de votre propre regard, en accord avec une démarche démocratique pluraliste.

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Connexion…

 

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Exposition du 13 au 22 octobre 2009. Vernissage le mardi 13 octobre à partir de 18h.

La 3ème Porte Bleue, 24 place Sainte Marthe, 75010 Paris (ouvert du lundi au dimanche, de 14h à 20h)

 

Béatrice Bailet, Sébastien Bourg et Sandra Aubry, Valentin Ferré, François Feutrie, Nikolas Fouré, Mathieu Harel-Vivier, Nathalie Laemlé, Nino Laisné, Jean-Benoît Lallemant, Odile Maarek, Damien Marchal, Aurélie Peterschmitt Lévy, RomainSOussan, Thomas Tudoux, Gyu-seok Yeon

 

   Quinze artistes contemporains ont été sélectionnés pour présenter leur travail dans l’exposition collective Connexion... à La 3ème Porte Bleue à Paris, du 13 au 22 octobre 2009.

   Connexion... souhaite encourager la création des jeunes artistes par la diffusion et la vente de leurs œuvres.

   Organisée par une équipe de jeunes professionnels engagés dans les mondes de l’art et de la culture, l’exposition Connexion... a pour objectifs de rapprocher et de fédérer pour mieux soutenir. Vous pourrez ainsi y découvrir un ensemble d’œuvres variées, tant dans les styles que dans les mediums utilisés (sculpture, photographie, installation, peinture, gravure, etc.). En établissant des liens entre les acteurs d’une même génération, Connexion... donne aussi à voir le dynamisme d’une scène artistique et offre l’occasion d’un dialogue entre jeunes artistes, professionnels des mondes de l’art et collectionneurs.

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Des Chemins familiers

 

CheminsfamilierPOSTER.jpgExposition du 7 au 23 juillet 2009

Maison des Associations du 16e arrondissement : 14 avenue René Boylesve

Métro : Passy (ligne 6) Bus : 72 (Pont de Bir-Hakeim)

 

Mi-hye CHA, Jeong-woo LEE, Jae-ha LEE, Ji-eun YOON, Gyu-seok YEON

 

   L’homme aspire toujours de nouveau à la vie. Un univers inconnu inspire le monde et, au gré de l’ambition, de la curiosité et de la présence humaine elle-même, appelle sans cesse à de nouveaux projets. Si l’homme peut se projeter dans l’avenir depuis son présent, c’est que la nouveauté se situe d’emblée au cœur du temps actuel. L’homme marche en effet sur un chemin qu’il connaît déjà parce que notre avenir a déjà été anticipé dans une temporalité antérieure. Dans ce sens-là, on ne peut pas dissocier l’avenir du présent, comme le pensait Merleau-Ponty.

   Mais comment peut-on établir ou anticiper notre avenir? Par quel moyen extraordinaire l’homme compose-t-il son chemin ? La volonté humaine agit toujours en fonction du temps qui vient. Nous espérons en effet CheminsfamiliersIMAGE.jpgque notre vie s’inscrive dans une certaine régularité. C’est donc à partir des connaissances qu’il a acquises dans le passé que l’homme peut prévoir son avenir. La trajectoire temporelle de l’homme est ainsi engendrée par un monde empirique. L’avenir lui est déjà familier puisqu’il se constitue à partir des expériences et des fragments stockés dans nos mémoires. 

   L’exposition Des chemins familiers s’intéresse à la vie humaine dans sa relation avec le temps, là où l’homme marche. Le mot familier regroupe ici toutes les dimensions de la temporalité, car l’avenir et le présent sont conçus d’après nos expériences passées. Il s’agit en effet de concevoir la vie humaine en tant que sujet esthétique grâce au support matériel de l’art. Dans cette exposition, nous illustrerons la diversité des rapports possibles à la temporalité et au quotidien de la vie humaine à travers les œuvres de cinq artistes coréens. 

 

   - CHA Mi-Hye 

   Le travail artistique de CHA Mi-Hye a germé d’une observation très attentive de petits événements de la vie quotidienne. L’artiste s’intéresse en effet aux objets banals qui permettent d’entrer dans la mémoire des autres.

   L’œuvre Clémentine débute par une petite conversation sur la clémentine, le fruit : un jeu de mots parmi tant d’autres fragments de souvenirs appartenant à deux personnes. Un jour, celle qui porte le Polaroïd, désormais surnommé Clémentine, tend une photo à l’autre, qui est nulle autre que l’artiste. La photo bouleverse l’artiste au point où elle décide de retrouver, sans autre indication, le lieu photographié : c’est-à-dire non seulement le lieu, mais aussi le moment précis saisi par la photo, ainsi que l’itinéraire suivi par le photographe. Au cours de cette errance, l’artisteressent une émotion nouvelle devant le paysage quotidien et des objets abandonnés dans les rues. Elle se perd souvent. Elle parvient finalement à ses fins. Mais la rue retrouvée n’est plus identique à celle qui figure sur la photo. Le temps a passé, naturellement. Devant cette précieuse image, quoiqu’altérée, l’artiste joue la chanson Clementine

 

   - LEE Jeong-Woo

   Dans l’œuvre de LEE Jeong-Woo, intitulée Danseuse, le temps, qui ne peut exister qu’à partir de la présence d’un individu, est bien visible. L’artiste s’inspire en effet des grands peintres de  l’impressionnisme qui essayaient de capturer le mouvement et l’évolution de la nature à partir d’un point de vue subjectif. Dans la peinture impressionniste, on découvre souvent l’image d’un lieu observé par le peintre durant une longue période. Le mouvement pictural qui apparaît sur la toile se situe donc au terme du laps de temps saisi par le peintre. C’est en ce sens que Jeong-Woo Lee s’appuie sur la peinture de Degas. Car LEE Jeong-Woo s’intéresse particulièrement à la relation temporelle entre l’œil et le mouvement de l’homme. Dans l’œuvre Danseuse, la turbulence picturale représente la trace temporelle créée par un mouvement qui est aussi le point de vue de l’appareil de photo. Cet artiste décrit ainsi le temps comme une action intimement liée au regard que l’homme porte sur le monde extérieur.

 

   - LEE Jea-Ha 

   Habitée par plus de trente millions d’habitants, la ville de Tokyo est une gigantesque agglomération urbaine qui caractérise la modernité du Japon. Dans cette immensité humaine, on croise inévitablement une masse d’anonymes avec qui on ne communique guère. Mais on jette quelquefois un regard lointain aux inconnus pour des raisons très variées. Ce regard rejoint parfois celui d’autres personnes par accident. On observe en effet la figure de nos voisins et on essaie de découvrir leur personnalité. Après cet instant, l’image des inconnus disparaît dans notre mémoire. Cependant on se souvient parfois de cette figure puisque l’homme est capable de mémoriser le monde à travers le regard, pour une durée éternelle.

   L’artiste LEE Jea-Ha s’intéresse ainsi à la mémoire constituée à partir d’une connaissance superficielle des gens que nous croisons quotidiennement dans la vie. Le souvenir est éphémère mais il peut parfois résister au passage du temps. Pour l’artiste, le regard constitue une sorte de langage permettant de dialoguer, en silence, avec des inconnus et de faire émerger certains souvenirs gravés dans nos mémoires.

 

   -YEON Guy-seok

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   Le travail de Guy-seok Yeon se base sur le naturalisme et la transmigration bouddhiste. L’artiste traduit en effet la vie humaine en mouvements circulaires à l’aide de moulins en papier, une pratique enfantine et traditionnelle très répandue en Corée. Les couleurs variées des moulins, combinées en une fascinante agitation picturale, transporte le spectateur dans un monde d’illusions, qui représente l’état d’absence complète de l’égo (무아지경, 無我之境) mis en avant par la religion bouddhiste. Le grand nombre de moulins évoque également la dimension sociale de nos vies : les couleurs des hélices se fondent les nues dans les autres, exactement comme un individu se mêle aux autres dans la société.

 

 

   - YOON Ji-eun

   La réflexion artistique de Ji-eun Yoon interroge pour sa part la quotidienneté de la vie humaine, du point de vue le plus empirique. L’artiste raconte de singulières expériences liées à l’insensibilité et à l’engourdissement des sens causés par la répétition quotidienne de certains gestes. A travers diverses scènes de la vie ordinaire, l’artiste s’interroge en effet sur les limites humaines posées par un monde organique et sensoriel : l’homme perd parfois sa sensation dans des mouvements itératifs de la vie quotidienne. La réalité matérielle se confond à la fois avec un monde illusoire et fictif puisque l’homme peut être inconscient de ses actions dans un monde répétitif.

 
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